Publiée le par Stéphanie FERRE
Week-end choc au Puy Mary : des cabris, des rhinos et beaucoup de D+
Bonus : découvrez le récit en images, avec toutes les photos glissées au fil de l'histoire. Le texte est le même, l'ambiance en plus !
21 trailers, 3 jours, 55 à 80 kilomètres cumulés, entre 2500 et 3800 mètres de dénivelé, quelques courbatures… et surtout une énorme dose de bonne humeur !
Vendredi : mise en jambes et premiers panoramas
Vendredi matin, 8h00. Les 21 participants prennent la route direction le Puy Mary. Après quelques heures de trajet et quelques pauses, nous arrivons au gîte vers 14h30.
Le cadre est sympa: un gîte d'étape pour randonneurs, en demi-pension, une cuisine maison généreuse avec des produits locaux qui feront rapidement l'unanimité. Et une vue imprenable sur le coucher de soleil depuis la terrasse.
À peine les sacs posés, les tenues de trail sont enfilées et les groupes se forment :
Les Petits Cabris (les filles): 14 km – 530 m D+
Les Rhinos (les garçons, accompagnés de Cindy): entre 15 et 20 km – 620 à 750 m D+
Une première sortie idéale pour découvrir le terrain, admirer les paysages et commencer à faire chauffer les jambes.
En fin de journée, tout le monde se retrouve autour d'un verre bien mérité avant de savourer un excellent repas. Les batteries se rechargent, les anecdotes de parcours fusent déjà et la soirée se poursuit autour de parties de belote et de jeux de société.
Un début de week-end placé sous le signe de la convivialité.
Samedi : le grand défi du Cirque de la Jordanne
Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, départ à 9h00 pour la grosse journée du week-end.
Tout le monde accepte de partir sur le parcours noir du Cirque de la Jordanne.
Au programme :
37 km
1780 m D+
Autant dire que personne n'est venu pour faire du tourisme.
Nous démarrons tous ensemble avec un amuse-bouche local : l'ascension du Puy Mary. Dès le sommet atteint, la récompense est à la hauteur des efforts : une vue à 360° exceptionnelle sur les monts du Cantal.
Sur les sentiers, nous croisons également les participants du 114 km de l'UTPMA, ce qui rappelle à certains qu'il existe toujours plus fou que soi.
Après quelques kilomètres, la séparation devient inévitable :
Les Petits Cabris poursuivent leur aventure.
Les Rhinos se divisent à leur tour.
Et parce qu'un peu de dénivelé ne suffisait visiblement pas, certains décident d'ajouter le Puy Griou à leur menu. Un sommet dont le nom occitan aurillacois signifierait approximativement : "tu vas regretter cette décision pendant la montée".
Mandailles : le rendez-vous improbable
Les trois groupes évoluent chacun à leur rythme, se perdent de vue pendant plusieurs heures…
...et finissent pourtant par se retrouver exactement au même moment à Mandailles.
Un alignement des planètes.
L'occasion parfaite pour partager le déjeuner, refaire le match de la matinée et refaire le plein d'eau.
Le fameux "raccourci"
Après la pause, chacun repart.
Les Rhinos suivent sagement la trace prévue.
Les Petits Cabris, elles, choisissent un raccourci censé permettre de ne pas prendre trop de retard sur les garçons.
Dans la théorie.
Parce que dans la réalité, ce raccourci propose gentiment :
2,5 km
440 m D+
Le genre de raccourci qui fait sérieusement réfléchir à la définition du mot.
Après cette petite formalité verticale, les Cabris retrouvent la trace principale.
Et une nouvelle fois, par un hasard assez incroyable, le premier groupe de Rhinos apparaît exactement au même moment.
Un ravitaillement improvisé sur les crêtes s'organise alors avec vue panoramique XXL sur les montagnes cantaliennes.
Quand l'eau devient plus précieuse que les jambes
Les kilomètres s'enchaînent.
Les paysages restent magnifiques.
Les jambes commencent à fatiguer
Il fait chaud et les réserves d'eau diminuent.
Face à l'absence de point d'eau, une grande partie du groupe choisit une option stratégique : raccourcir légèrement le parcours en rejoignant la route pour remonter vers le Pas de Peyrol.
Pendant ce temps, une poignée d'irréductibles poursuit l'aventure jusqu'au bout de la trace initiale en remontant depuis le fond de vallée.
Parce qu'apparemment, ils avaient encore un peu d'énergie à dépenser.
Récompense méritée
Les arrivées s'échelonnent progressivement.
Les premières priorités sont vite identifiées :
Se réhydrater
Manger une glace
Tester la tarte aux myrtilles
Même si la journée a été rude, tout le monde est fier d'avoir été au bout de cette sortie.
De retour au gîte, chacun file sous la douche avant que la cloche du dîner ne retentisse à 19h30.
Au menu : de délicieuses lasagnes à la bolognaise.
La soirée est nettement plus calme que la veille : les visages sourient toujours, mais les jambes réclament officiellement une pause.
Dimanche : les derniers kilomètres
Malgré la fatigue accumulée, tout le monde repart pour une dernière sortie.
Version Rhinos
20 km – environ 1000 m D+
Version Rando
Tour de l'étang de Lascourt :
5 km – 200 m D+
Version Cabris + Rhinos fatigués ![]()
14 km – 480 m D+
Une dernière matinée plus tranquille, permettant de profiter encore une fois des paysages et de partager les derniers kilomètres ensemble.
Le pique-nique de la nostalgie
Avant de reprendre la route en début d'après-midi, tout le monde se retrouve pour un dernier pique-nique.
Les discussions vont bon train.
On échange les photos du week-end.
On évoque les anecdotes de ces 3 jours.
On goûte le produit local phare.
Et surtout, on réalise que personne n'a vraiment envie de rentrer.
Certains auraient aimé rester quelques jours de plus.
Ce week-end choc au Puy Mary a tenu toutes ses promesses.
Une météo parfaite.
Des paysages exceptionnels.
De gros entraînements pour préparer les objectifs estivaux.
Du dépassement de soi.
De la bienveillance et de l'entraide.
Beaucoup de rires.
Et surtout, un groupe formidable.
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21 participants, des cabris, des rhinos, quelques erreurs d'orientation, beaucoup de dénivelé… Un week-end que personne n'oubliera.
Elodie Fourrier
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